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Visibilité à vélo, la sécurité avant tout !

Visibilité à vélo, la sécurité avant tout !

17 novembre 2021

La nuit, ou le jour lorsque la luminosité est insuffisante, la visibilité du cycliste est essentielle pour pédaler en sécurité. Voici nos conseils pour bien voir et être vu de tous.

Saviez-vous qu’un cycliste sans gilet la nuit est visible seulement à 30 mètres contre 160m s’il en porte un, selon la Sécurité Routière ? Que 6 cyclistes urbains sur 10, utilisant un vélo personnel la nuit, manquent d’éclairage, d’après une enquête de l’association Prévention Routière de 2018 ? Lorsque vous faites du vélo en ville, l’éclairage public ainsi que celui des vitrines des commerçants ne font pas toute la lumière ! Lorsque les automobilistes disent qu’ils n’ont pas vu le cycliste, ce n’est pas forcement parce qu’ils ne faisaient pas attention, que le cycliste se trouvait dans un angle mort ou autres.

Lorsque le soir arrive, nos yeux sont fatigués d’avoir été exposés de manière prolongée aux écrans (ordinateur, téléphone, tablette, télévision, etc.), aux révisions, aux éclairages excessifs ou au contraire insuffisants. En fin de journée, ils sont comme nous, fatigués. Ils tirent. Ils picotent. La vue se trouble. Les faisceaux lumineux et les reflets venant des lampadaires, des vitrines, des phares d’autres véhicules, … éblouissent et font mal aux yeux, entraînant une mauvaise vision. Or, 90% des informations nécessaires à la conduite passent par la vue.

Pourquoi faut-il bien s’équiper pour être vu à vélo ?

Nous sommes tous un peu myope la nuit. Non pas parce que nous sommes atteints de myopie mais parce que l’acuité visuelle diminue de 1/10ème à 3/10ème selon les individus, le champ visuel se réduit, et les couleurs se simplifient en blanc, noir et gris. Ceci explique pourquoi il devient difficile de distinguer correctement les choses dans le noir.

Rappelons que l’œil possède un fonctionnement à trois niveaux : la vision diurne (photopique), la vision nocturne (scotopique) et celle dite intermédiaire (mésopique). La rétine de l’œil transforme l’image en influx nerveux, via deux sortes de photorécepteurs qui la tapissent : les cônes et les bâtonnets. Les premiers recueillent l’information pendant le jour. Ce sont eux qui permettent de distinguer les couleurs, les détails et les nuances. Les seconds sont des supports pour la vision nocturne avec une faible intensité mais ils ne détectent pas les couleurs. Raisons scientifiques pour lesquelles la nuit, tous les chats deviennent gris ! Un proverbe qui pourrait s’appliquer à de nombreux cyclistes.

L’éclairage à vélo n’est pas une option !

Selon l’article R313-4 et R313-5 du Code de la route, la nuit comme de jour lorsque la visibilité est insuffisante (brume, brouillard, pluie, tunnel, etc.), tout cycle doit être équipé d’un bon éclairage.

  • De manière générale, il doit être pourvu de :
    • Un ou plusieurs catadioptres, un système réfléchissant la lumière et servant à signaler le vélo aux autres usagers de la route arrière. Il en va de même pour la remorque si vous en tirez une ;
    • Catadioptres orange visibles de côté ;
    • Catadioptres blancs visibles de l’avant ;
    • Catadioptres de couleur orangée sur les pédales.

La nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, il doit être pourvu :

  • De feux de position : un feu blanc ou jaune devant et un feu rouge fixe et non clignotant derrière.
  • De catadioptres (dispositifs rétro-réfléchissants) de couleur blanche à l’avant, rouge à l’arrière et orange sur les côtés ainsi que sur les pédales.

Ne pas respecter ces obligations est passible d’une amende forfaitaire de 11 €, pouvant aller jusqu’à 38 €.

Pour les VTT qui ne possèdent pas de lumière à l’avant, il existe des kits d’éclairage avec attache rapide que l’on fixe sur le cintre. La lumière suit ainsi la trajectoire du vélo. Leur autonomie est un critère de choix.

La lampe frontale est un plus non négligeable

Bien fixée au casque, elle apporte un éclairage complémentaire, là où se porte votre regard. La nuit, l’œil n’a plus de repères de couleurs. Il perçoit moins bien les reliefs. Sans compter que l’appréciation des distances est mauvaise.

Illuminez-vous !

Portez le fameux gilet rétro-réfléchissant certifié “CE” au-dessus du blouson et du sac à dos, mais cela ne suffit pas.

Misez aussi sur des vêtements clairs et fluo, visibles à 360°.

Optez pour des matières composées de revêtements spéciaux qui s’illuminent immédiatement avec une source de lumière comme les phares d’une voiture.

Offrez-vous un casque nouvelle génération possédant un éclairage intégré LED ou bien des indicateurs lumineux (clignotants, feux de stop, etc.), des sangles d’attache réfléchissantes.

Mettez des brassards réflecteurs aux bras et/ou aux jambes. Il existe des modèles avec des leds qui émettent une lumière continue ou clignotante.

Enfilez des gants réfléchissants pour encore plus de visibilité.

Customisez votre vélo

Placez des bandes réfléchissantes sur les pneus, les sacoches, et le casque.

Ajoutez des leds au niveau des pédales et aux extrémités du guidon.

Pulvérisez un spray réfléchissant sur le cadre du vélo améliorant ainsi votre signalisation.

Installez une paire de garde-boues lumineux. Ils vous protégeront des éclaboussures tout en renforçant votre visibilité sur la route.

Insérez des tubes réflecteurs sur les rayons pour des roues hyper lumineuses. Certains modèles produisent des formes ou des dessins lorsque vous roulez.

Transformez-vous en sapin de Noël. Comme l’a rappelé la dernière campagne nationale de la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUB), « Cyclistes, brillez ! » L’important est d’être bien vu !

Clarisse Nénard

clarissenenard.com